mercredi 19 juillet 2017

Poutrelles...

On a une ou deux photos qui donnent une bonne idée de ce que c'était

Pour un premier abord de ce genre de construction, ça me semble un peu compliqué.
Mais, puisque Jacques en son temps a utilisé ce genre de construction, je devrais bien pouvoir faire un petit quelque chose. Essayer du moins.
Guidé par un plan simplifié, j'ai commencé l'assemblage de strips Evergreen
les assemblages se font par action d'un solvant, mais j'aurai quelques surprises dans la suite. En attendant ce temps, les éléments se construisent sans précipitation.


Ce que je montre, c'est la résultat de petits moments de travail, de grands moments de réflexion et de doute et de pas mal d'autres choses car tout ça court sur le mois de juin et le début de juillet, il a fait bien beau et nous avons fait bien d'autres choses

il faut à un certain moment passer sur la 3D


premiers essais du costume sur la cuve du HF



et c'est là qu'on brutalise un peu la fragile créature, surtout en adaptant les passages pour les conduites des gaz. Il faut consolider des points de colle...
Mais voilà, ça avance, c'est pas trop trop moche. Bien sûr je n'ai copié que sommairement l'aspect donné par la photo d'introduction.
oups... y a eu erreur... mais, l'aspect que ça prend m'encourage quand même à continuer, 


restera la partie supérieure, le pont de chargement qui présente les bennes au gueulard après les avoir hissées dans la partie de la cage prévue pour l'ascenseur vertical.
Encore du merveilleux stress en vue,
 à suivre

dimanche 2 juillet 2017

et sur le front de Thanville ?

Il y a quelques temps que nous n'avons plus parlé du viaduc de Thanville.
En dépit des apparences, le travail se poursuit. On s'en est aperçu lors des dernières photos, la peinture des briques et des pierres était en cours, voici un témoignage de ce travail de Romain
Après beaucoup de peinture, quand on a jugé qu'on n'avait rien oublié (mais on avait oublié) on a du s'atteler au montage.
J'avais pensé monter arche par arche en procédant à l'envers, c'est à dire en s'alignant en premier sur le bord de l'assiette des voies et en commençant par les arches de raccord. J'imaginais bien qu'il y aurait quelques petites retouches à faire en cours de l'avancement des travaux afin de rattraper au fur et à mesure les inévitables petits décalages.
On a démarré plus classiquement, comme dans la réalité
en établissant un niveau de référence au plan horizontal de la base des arches
l'étape suivante c'est la pose des porches
et des voûtes avant les porches de l'autre face...
c'est à cette étape que nous avons du faire face aux problèmes prévisibles :
nous avons pu déposer une face de pilier sans faire de casse pour la repositionner
nous avons du rectifier la verticalité de certains porches (qui venaient heureusement d'être juste collés) afin de ne pas avoir des contreforts cintrés (ça arrive vite si si... )
et tout ça dans une atmosphère qui peut paraître assez confuse
mais qui est efficace

mardi 27 juin 2017

Jamais deux sans trois...

Je l'ai déjà dit il n'y a pas longtemps, le beau temps présent sur le Nord a eu pour résultat de nous faire rester à la maison au moment où d'habitude, nous descendons dans le Sud explorer quelque canal ou ligne de chemin de fer désaffectée.
Nous avons donc fait pareil et samedi 24 juin nous avons garé la voiture superbement à l'ombre d'un énorme platane du parc de la gare de Sedan, et à deux pas du hallage .
Direction le Sud, on va voir jusqu'à quel point la voie verte est réalisée.
Au niveau du stade (n'oublions pas que Sedan a été et est peut-être encore en première division) une ruine que nous identifierons plus tard comme la culée d'un pont qui joignait la caserne de cavalerie à la gare. N'oublions pas non plus que Sedan a été (et n'est plus) un important centre militaire hébergeant trois régiments (si on compte bien, ça faisait une division... laquelle ?)
le point indiqué par Sabine, c'est le niveau du fleuve atteint en 1910. Il n'y a malheureusement aucune indication pour 1995...

édit !!! 29 juin

Lors de la rédaction de ce premier texte, j'ai avancé une supposition qui s'avère fantaisiste : la ruine de culée en face du stade de Sedan, j'ignorais son nom.
A la lecture de documents qui traitent de la percée des panzers le 13 mai 1940, j'ai découvert qu'il existait un pont que je ne situais pas, mais son nom collait parfaitement. Sur une photo aérienne qui date de janvier 1940, on constate qu'il fait jonction avec la caserne de cavalerie oui... mais à la caserne qu'est ce qui arrive de Belgique ?
Le tram vicinal appelé comme par hasard "le Bouillonnais" exactement comme ce pont qui mettait en correspondance ce tram et la gare SNCF

Voici ce pont dans les années 20, le stade sera construit de l'autre côté de la Meuse, la gare est hors cadre sur la droite et trois grands bâtiments industriels entre Meuse et gare ne seront construits que plus tard. Le pont de l'avenue Philppoteaux est dans notre dos.


Après cette rencontre nous continuons la remontée du cours de la Meuse, nous dépassons le pont par lequel la ligne Valencienne-Thionville passe la Meuse
on remarque le sur-dimensionnement des voûtes permettant aux crues de passer l'obstacle (il y a deux voûtes sur chaque rive)
l'écluse de Romilly
 ouvre sur un long canal de dérivation
et nous n'en verrons d'ailleurs pas le bout car l'aménagement du halage ne va pas plus loin que le pont suivant

Quelques centaines de mètres avant ce terminus, nous avions doublé une passerelle toute récente qui permet de traverser la rivière que nous longeons depuis l'écluse, l'Ennemane.
Des indications nous renseignent l'aménagement de l'assiette d'une ancienne voie de chemin de fer qui remontait cette vallée.
C'est parti, on va rejoindre ce tronçon. Le chemin de fer que nous allons traverser n'a rien à voir, c'est la ligne qui va de Sedan vers Verdun, elle aussi est abandonnée.
la voici l'Ennemane, c'était elle qui donnait une bonne part de la force motrice aux industries de cette vallée (et il y en avait)
et voici l'assiette aménagée qui longe les "restes" d'une première usine, nous sommes à Allicourt et c'était du textile
pas beaucoup plus haut, deux kilomètres, deux kilomètres et demi, à Angecourt, on dépasse une autre usine textile, une filature dont subsiste l'enfilade de bâtiments et une cheminée qui tendrait à démontrer que l'Ennemane n'était pas seule pour fournir l'énergie...
toujours un peu plus haut entre Angecourt et Haraucourt, cachée sous les frondaisons serrée tout contre la rivière, une polierie, première fois que je rencontre ce terme, mais on comprend de suite...


dans Haraucourt, joli village, on voit qu'on suit ce qui était une voie ferrée
la rivière traverse en longueur et fournit les lavoirs à domicile
à la sortie de l'agglomération la fonderie Vignon,
toujours active
a du être précédée au début du XIXème siècle par un des derniers hauts fourneaux des Ardennes marchant au charbon de bois
ce qui explique la présence de fours à chaux un peu plus haut : la castine ne venait pas de bien loin
et enfin, nous débouchons presque sur le plateau entre Bar et Meuse sur la grande usine Turquais, toujours active qui fabrique des boucles à Raucourt



jeudi 22 juin 2017

Voie Verte, la suite

Charleville -Sedan était prévu en deux portions.
La seconde partie n'était pas vraiment attendue si vite, mais le beau temps aidant, la voici :
Pour raison d'organisation (on voit que cela peut être sérieux) nous prendrons le départ au même endroit que samedi dernier.

Nous remontons le cours de la Meuse et trahis par l'ombre, nous ne pouvons cacher que nous marchons plein sud


l'écluse suivante, l'écluse de Meuse* présente un caractère particulier : le bateau blanc qui s'y engage va se diriger vers l'Aisne et au-delà par le Canal des Ardennes, et il va bientôt rencontrer l'échelle des 26 écluses de Montgon. Je pense avoir déjà parlé de ce trajet dans une page précédente.
*Nous avons déjà rencontré ces noms d'écluse qui sont absolument clairs quant-à leur direction ou leur aboutissement. Par exemple sur le canal du midi au seuil de Naurouze l'écluse Méditerranée est suivie de Océan et on comprend qu'on est sur l'autre versant.
L'autre bateau continue vers Sedan remontant le cours de la Meuse


cette rivière que nous passons sur un pont construit (ou reconstruit plutôt) pour les besoins de la voie verte, c'est la Bar. C'est la vallée de cette rivière que va remonter le canal des Ardennes, c'est une vallée calme et appaisante.  Nous aimons bien cette vallée.
Nous roulons ici au bord de la Meuse vers Donchery.
Nous roulons sur un beau ruban asphalté qui a été établi sur l'ancien halage et les constructeurs de cette nouvelle piste ont eu la bonne idée de laisser en place ce petit bord de l' ancien revêtement fait de grosses dalles. Nous avions déjà rencontré ce pavement du côté de l'écluse de l'Alma quelques kilomètres en amont de Mouzon, il était inégal mais solide, il devait résister aux sabots des bêtes, aux sabots des hommes... et des femmes aussi.

Au delà de Donchery où nous dépassons une autre écluse, une large boucle de la Meuse nous amène au nord de Sedan, nous longeons ici quelque chose qui a un petit air industriel
c'était de fait le quai bétonné qui recevait le charbon destiné à la centrale thermique des aciéries de Sedan. Un pont grue le transvasait à partir des péniches
Je vais ici faire un bref historique de la métallurgie à Sedan et l'appuyer sur une photographie aérienne de 1949 quand le site était actif :
Le site présente une activité depuis 1874 avec l'installation des établissements Friquet, qui passent en 1888 à la Société de Forges de Sedan. Dans le cadre des restructurations qui suivent la Première Guerre mondiale, le site passe en 1919 aux Aciéries de Longwy. De grandes campagnes de construction marquent cette période avec notamment la création de la centrale électrique en bord de Meuse.


Comme bien d'autres témoins, cette centrale vit ses derniers moments, mais faute de nécessité ou faute de finances, elle agonise lentement
la portion de parcours qui suit nous fait court-circuiter, par une écluse suivie d'un morne canal de dérivation la très large boucle que la Meuse fait vers le Nord, nous la rejoignons ici en regard de l'usine de l'Espérance. Avec un nom pareil j'imaginais une parenté avec le groupe sidérurgique de Liège-Longdoz... non, c'est du textile qui sortait de là...
on peine à imaginer qu'il puisse exister une plage au bord de la Meuse à Sedan. Elle existe pourtant bien et en voici la preuve... d'accord, ce n'est pas Copacabana, mais nous sommes quand même en face d'un quartier qui a l'air chic...
ce... cette... enfin, ce truc, j'en avais vu la photo et je pensais qu'il s'agissait d'un ancien four avec sa cheminée. J'ai plutôt l'impression que c'est une sorte de monument, cela doit avoir une signification locale car on  retrouve cette sorte de cheminée au bord du parc qui est devant la gare SNCF
après avoir passé ensemble sous un pont, la Meuse nous quitte de nouveau et c'est sur un petit canal de dérivation que nous dépassons une nouvelle écluse. Le tout est enjambé par un pont aux multiples arches
et c'est au niveau du pont de l'avenue Philipotteaux (dond on remarque l'une des somptueuses demeures) quasi en face de la gare que nous mettons un terme à notre périple.
lors du retour, nous faisons une petite digression vers le port de Pont-à-Bar. On peut même parler du port de Pont-à-Bar au vu du nombre des bateaux qui attendent là une intervention de l'homme de l'art
ou qui comptent y passer une paisible retraite...